Histoire conflictuelle avec le déodorant ou la libération des aisselles #1

Ce soir, je vous raconte mon histoire un peu conflictuelle avec le déodorant, en 4 actes : l’Humiliation, la Rupture, la Solution puis la Réconciliation. Ou comment j’ai libéré mes aisselles de la pression sociale du déodorant.

 

 

Acte I – L’Humiliation #maiscestquoicetteodeur?

Vous vous en doutez, l’histoire est conflictuelle parce que je fais partie des malchanceux dont la transpiration ne fleurait pas bon la pâquerette.
Inutile de préciser qu’il ne s’agit pas d’une question d’hygiène puisque, sortie de la douche, propre dans un vêtement propre, mon odeur gênante revenait au bout de 5 minutes.

J’ai passé, comme cela, plusieurs années, à subir mes propres aisselles, rester à bonne distance des autres, tenter de camoufler avec des déodorants. La «fraicheur Cologne» était mon amie, mais contrairement à la pub (celle où la fille a les bras en l’air tout le temps ), je gardais les bras bien serrés le long du corps. On ne sait jamais, si je ne bouge pas, l’odeur va rester coincée où elle est.

Puis un jour, la Fraicheur Cologne m’a trahie. Je renifle à droite, je renifle à gauche. C’est QUOI cette odeur !?! Mon chat s’est laissé aller sur mes fringues ou quoi ?!  Je cherche, je frotte, je lave. Le lendemain : Mais c’est QUOI cette odeur !?!

Les jours passent et l’humiliation se répète. Je dois me rendre à l’évidence. Ma transpiration mélangée à la fraicheur Cologne se transforme en odeur de «pisse de chat» !
Ô rage ! Ô désespoir ! Je ne vais plus JAMAIS pouvoir sortir de chez moi…

Si c’est déjà arrivé à l’un ou l’une d’entre vous, je ne vous cache pas que ce serait sympa de me le dire plus bas en commentaire. Je me sentirais moins seule. Allez, soyez sympa !

A cette époque, j’ai testé à peu près tout ce qui est disponible sur le marché de l’aisselle : déo normal qui jaunit les aisselles de nos petits hauts blancs, savon antiseptique, trempage des vêtements dans du vinaigre blanc, anti-transpirant (celui brule bien les aisselles, Ethiaxyl), anti-transpirant en bombe qui balance une poudre blanche dans toute la salle de bain et qui fait tousser. Je me suis même collé des protections hygiéniques sous les aisselles pour absorber l’humidité. (Narta, j’ai inventé ce truc !).
Rien y fait. Je schlingue.

Mais je n’ai pas baissé les bras ( comme la fille de la pub ! )

 

Société de consommation, mais jusqu’où iras-tu ?

 

Acte II – La Rupture #jeseraimieuxsanstoi!

Après ces années qui ont été comme une longue traversée odorante du désert, où chaque jour j’ai regardé mon chat avec méfiance, j’ai décidé de rompre. Pas avec mon chat.

« Au revoir, déodorant ! De toute façon, je pue moins sans toi ! En plus, t’es plein de trucs chimiques mauvais pour l’organisme. J’abandonne la fraicheur litière, je retourne à la saveur soupe de poireau. Tant pis pour ma vie sociale, de toute façon, c’était déjà un peu foutu. »

Il convient tout de même, outre ma petite histoire personnelle et honteuse, d’aborder le sujet sérieux de la dangerosité des déodorants. La question est d’actualité puisque discutée ces jours-ci à la Commission Européenne. Des composants classés comme «neurotoxiques», «perturbateurs endocriniens» et autres « parabens » se retrouvent très fréquemment dans nos déodorants. Je vous propose de jeter un coup d’œil à la liste des Cosmétiques dangereux d’UFC-Que Choisir.

Il y a 7 ans, lorsque j’ai rompu avec le déodorant, j’ai testé l’alternative de la Pierre d’Alun d’origine naturelle. Mais le doute a ressurgit. C’est quoi en fait la pierre d’alun ? Ah ok ! Pour en savoir plus sur la pierre d’Alun, naturelle, recomposée ou synthétique, je vous invite à lire ceci. L’article ne prête pas à la crise de panique, mais il y a cette petite phrase gênante : « Selon les fabricants de pierre d’alun, l’aluminium présent dans les galets de pierre d’alun se transforme sur la peau en oxydes d’aluminium stables et peu solubles. Ils estiment que ces molécules de poids moléculaire important ne peuvent pas pénétrer à travers la peau. Elles seraient éliminées par rinçage à l’eau ou par la transpiration. »

AH OK, si ce sont les « fabricants » qui le disent, et qu’ils « estiment » que… il faut leur faire confiance !

Mais en fait non. Déodorant, quelle que soit ta forme, je te quitte !

 

Je vis depuis recluse, dans une caverne, loin loin de toute civilisation. Je reviens très vite pour vous raconter comment j’ai réconciliée mes aisselles avec la société dans les Actes III et IV, la Solution et la Réconciliation.

 

Je tiens à préciser qu’aucune amie n’a été maltraitée ou forcée à renifler mes aisselles au cours de l’Acte I, ni même au cours de l’Acte II d’ailleurs.

 

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Clémentine

Clémentine, 38 ans, se balade en quête de nouveaux "z'essentiels". C'est un peu comme des "l'authentiques". Vous nous accompagnez vers plus de simplicité ?

2 Comments

  1. Suspens insoutenable !!! Je veux savoir !!!
    Blague à part, c’est compliqué de trouver quelque chose d’efficace et de non-nocif et pas que pour les déo, pour quantité d’autres produits de la vie de tous les jours aussi…

    • Hihi, je vais entretenir le suspens encore un peu. J’y travaille. Oui, en effet, c’est compliqué, mais la notion de plaisir associée à nos cosmétiques est d’autant plus grande quand on achète des produits non-nocifs. La suite, au prochain épisode !

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